Lucie Laustriat est une artiste et designer dont les médiums sont la sculpture, l’installation et le dessin.
Depuis son enfance, Lucie est fascinée par les vieux objets qui sont conservés dans les maisons, les granges, les greniers.
Elle y associe une quête de mémoire, de transmission, de trace marquée par l’humain. Le souvenir et plus particulièrement la sensation du souvenir est un sujet central dans son travail. Ces objets de la maison sont pour elle transmetteurs des héritages, d’Histoire(s). Ils content et racontent des rituels, mais aussi des modes de vie.
Ses recherches se tournent également vers l’observation du Paysage. Comment un environnement naturel peut influencer la création d’objets, décoratifs ou usuels, de la forme à l’usage.
Vivant depuis quelques années très proche de la fôret, elle étudie le passage du temps et des saisons sur le Vivant et cherche à transposer ces marques dans des des dessins et des objets sculptés.
Elle sculpte uniquement du bois récupéré, coupé, qu’elle cueille ou glane, dans le respect du cycle de la Nature.
Le processus de travail du bois est long. Il commence au moment de la cueillette du bois: parcourir des forêts et territoires à la recherche d’essences locales, apprendre à glâner le bois dans le respect de son environnement: mort sur pied, déjà coupé pour de saines raisons,…
Puis il s’étend au stockage de la matière, pour éviter qu’il ne se fende ou se craque, dans une partie fraiche et à l’abri de mon atelier.
Pour enfin aller vers la découpe, le tournage ou la sculpture manuelle qui s’avère plus ou moins longue selon la dureté et le fil du bois: ces caractéristiques ont une influence sur la coupe, la malléabilité, la résistance du bois et son aspect final.
Ce processus impacte la finalité de chaque pièce qui vit avec ses petites particularités, ses inégalités et ses aspérités.
Crédit photo: Jonas Baderou